L'ère de la terreur - Staline (1924-1953)

Daniel VANDEWALLE, Le chaos politique : le cas de l'Ex-URSS

Thèse de DEA, U.C.L. Louvain La Neuve, Belgique, 1997.

Une des toutes premières tâches de Staline , débarrassé de Lénine, est de consolider son pouvoir personnel. Cette consolidation,comme l’a dit Georges Sokoloff, est une pièce en trois actes qui se jouera jusqu’en décembre 1925 (1).

Le premier acte est la condamnation de Trotski par le Congrès du Parti. Théoricien brillant, Trotski est également un vrai idéaliste, rompu à l’écriture mais aussi un piètre orateur. Pis encore, Trotski est généralement taiseux et est souvent absent lors des moments cruciaux. En décembre 1923, il croit le moment venu de redresser l’idéologie. Il s’attaque d’abord à Dzerjinski par ce que celui-ci entame des actions visant à éliminer les fractions rivales. Il s’attaque également à la politique économique car, rappelez vous, il faut faire face à une double crise, celle de l’industrie et celle de l’agriculture. Soutenu par 46 militants, dont Evgueni Préobrajenski , il lance une attaque frontale contre le Pouvoir. Lors de la 13ème Conférence du parti, en janvier 1924, Trotski est absent. Les conférenciers, à l’initiative de Staline, en profitent pour rejeter les thèses trotskistes.

Le second acte concerne le "testament" de Lénine. Le Politburo est principalement dirigé par trois hommes, une Troïka : Staline, Secrétaire Général depuis 1923, Grigori Zinoviev dit Martov et Lev Rosenfeld dit Kamenev. Ces deux derniers étaient de fidèles lieutenants de Lénine lors de la révolution d’octobre. Le premier des deux est chef du Parti à Leningrad (anciennement Petrograd et rebaptisée en 1924, en hommage à Lénine) et le second occupe le même poste à Moscou. Dans son testament, Lénine a recommandé d’écarter Staline du pouvoir et Kroupskaia, un adversaire de Staline, se charge de porter cette nouvelle au Comité Central le 24 mai 1924. Staline se fait alors tout petit et présente sa démission. Ses deux acolytes réagissent immédiatement et réussissent à empêcher cette démission. Trotski et ses alliés de la Gauche ont très mal utilisé cette bombe. Le Pouvoir se déchaîne alors contre lui. Lors du 13ème Congrès du Parti, fin mai 1924, Kamenev et Zinoviev fustigent Trotski. En janvier 1925, ils réclament son exclusion. Staline, bon prince, lui signifie seulement de s’écarter du Commissariat de la Guerre où Mikhaïl Frounze, un allié de Staline, le remplace.

Le troisième et dernier acte a lieu au sein même de la Troïka. Kamenev et Zinoviev décide de "calmer" Staline. Ils s’en prennent à lui, à Boukharine et à la NEP lors du 14ème Congrès du Parti en décembre 1925. Staline a tôt fait de retourner le parti à son avantage. Par neuf dixièmes des voix, Kamenev et Zinoviev sont condamnés. Zinoviev perd son poste à Leningrad et est remplacé par Sergueï Kirov. Kamenev perd son poste au Politburo. Staline est seul maître. Le Congrès lui offre même une ville en hommage, Tsaritsine devient Stalingrad.

Au niveau économique, la situation ne s’améliore pas alors que se joue cette pièce. Dzerjinski présente lors du 3ème Congrès des Soviets fin mai 1925 un rapport alarmant sur la situation économique et le développement de l’industrie dont les capacités de production ont atteint leur maximum. Parallèlement à cette crise de l’investissement, l’économie soviétique connaît un grave problème de consommation car on constate de graves pénuries. Le 14ème Congrès du parti fait cependant fi des remarques de Dzerjinski qui proclame la nécessité de construire le socialisme dans un seul pays et assure que le pays est en pleine "offensive du prolétariat". Le mot d’ordre est lancé, c’est l’industrialisation à tout prix et Boukharine, partisan de réformes agraires, est balayé.

Bien que d’accord sur cet aspect, les économistes du régime s’opposent cependant sur les moyens et aucun consensus véritable ne sera trouvé directement. Sokolnikov et Chanine sont en faveur de l’industrie légère car elle ne nécessite pas d’investissements lourds. Parallèlement, l’industrie lourde doit être réduite au strict minimum. Préobrajenski, par contre, estime qu’une agression occidentale est certaine dans les prochaines années (2). Il faut dès lors, selon lui, se focaliser sur les biens de production et créer un complexe militaro-industriel performant. Le corollaire à la thèse de Préobrajenski est le financement de ce plan par les paysans. Selon lui, puisque les paysans ont de l’argent qu’ils ne peuvent dépenser en biens de consommation, il faut leur subtiliser en forçant un échange tout à fait inégal (3).

Cependant, la thèse de Préobrajenski nécessite qu’il fasse lui-même certaines corrections. Si l’on prend l’argent des paysans, ce n’est pas l’argent qui créera des usines. Il faut donc importer des équipements "capitalistes". Préobrajenski trouve alors un compromis entre l’idéologie et les nécessités. La solution est simple : la création d’un monopole d’état sur le commerce extérieur.

Les difficultés économiques redonnent vigueur à la Gauche. Trotskistes, partisans de Zinoviev et Kamenev font de nouveau front. Ces défenseurs de l’idéologie saisissent au bond cette nouvelle déconfiture économique. Les attaques contre le Pouvoir se font plus fortes. L’échec de la grève générale de 1926 en Grande-Bretagne est le prétexte choisi pour tenter d’éliminer Staline qui s’est désintéressé du problème pour ce concentrer sur celui des communistes chinois. Félix Dzerjinski s’emporte tellement lors du débat sur cette grève qu’il meurt en pleine séance du Comité Central après que la Gauche eut lancé son attaque. Mais Staline ne bronche pas. Il fait directement intervenir le GPU contre la base et fait prononcer des exclusions contre les leaders. Kamenev et Zinoviev font amende honorable et se rallient à lui.

Trotski, lui, ne sent pas le vent venir. Il poursuit son offensive mais est exclu du Parti lors du 15ème Congrès du parti en décembre 1927. Il sera finalement exilé à Alma-Ata en 1929, puis à l’étranger où il tentera la création d’une nouvelle Internationale. Il sera finalement assassiné sur ordre du GPU en 1940 au Mexique.

Fin 1927, l’agriculture arrive à un point comparable à celui de l’industrie. Janvier 1928, l’URSS est au bord de la famine et en février, Staline ordonne la réquisition du blé et l’arrestation des paysans. Ces derniers se révoltent alors et brûlent les récoltes (4). Ces événements jettent un froid parmi le Comité Central et les partisans de la NEP, Boukharine, Aleksei Rykov (président du Conseil des Commissaires) et Mikhaïl Tomski (patron des organisations ouvrières) manifestent leur désaccord. Pour les intimider, Staline les traite d’opportunistes de droite. En janvier 1929, Boukharine attaque à nouveau en s’en prenant au Parti qu’il accuse d’exploiter militairement les paysans. En avril 1929, Staline règle en sa faveur le problème lors du 16ème Congrès du Parti. Boukharine, terrorisé, capitule et se range (5).

Libre, Staline va s’en prendre de nouveau aux paysans en les forçant à la collectivisation au travers des Sovkhozes (fermes d’état) et des Kolkhozes (entreprises collectives). Au travers du premier Plan quinquennal, adopté en mai 1929, il force les paysans riches, les Koulaks, à un choix simple mais difficile : la collectivisation ou la mort (6). Parallèlement, l’urgence d’en finir avec le problème agricole lui fait craindre d’avoir un autre problème, celui de l’industrialisation définie par le Plan (7).

A l’été 1929, Staline ouvre les portes de l’URSS aux consultants étrangers afin de mettre sur pied l’industrialisation. Quant au paiement de ces experts, il reprend sa bonne vieille tactique qui consiste à prendre l’argent là où il est, c’est à dire, selon le Parti, chez les paysans. La situation sociale et alimentaire est pénible, l’inflation est immense. La collectivisation reprend de plus belle. Le 7 novembre, dans la Pravda, Staline fait publier un article intitulé "l’année de la grande rupture" dans lequel il préfigure des changements pour la paysannerie (8).

Le 27 décembre, il promulgue la dissolution des koulaks en tant que classe sociale. La "dékoulakisation" peut commencer, avec son cortège de déportations et d’exécutions sur simple décision des Troïkas (un représentant du soviet local, un représentant du Parti et un représentant du Sergueï). Elle touchera près de 18 millions de personnes(9). La collectivisation forcée tiendra. Fin 39, on comptera près de 4.000 Sovkhozes et quelques 250.000 Kolkhozes, obtenus après de nombreuses réticences et révoltes, toutes matées comme ce fut le cas en 1932. En 1933, une grande famine survient de nouveau, avec une nouvelle hécatombe de victimes (6 à 7 millions de morts) mais aussi de purges contre les éléments "saboteurs" du Parti. Staline fait aussi entamer le 1er janvier 1933 le second Plan quinquennal.L’industrialisation, au début des années 30, va battre son plein notamment grâce aux experts étrangers. Elle va même s’étendre aux confins du territoire. Les infrastructures également connaissent un essor important. Parallèlement, cette industrialisation préfigure la création d’un vaste complexe militaro industriel. Chaque usine est, en effet, composée d’un département civil et d’un département militaire.

Les visions démesurées de Staline coûtent naturellement cher à l’URSS. A l’été 1932, l’agriculture vit une seconde crise des ciseaux. Elle ne peut supporter les coûts de l’industrialisation par l’exportation forcée de céréales. Dès lors, Staline renforce la terreur sur la paysannerie et parallèlement, ordonne une surproduction d’or. Il brade même le patrimoine artistique de la Russie pour payer son gigantisme. Finalement, Staline décidera d’arrêter les frais. Commence alors une période d’assimilation où l’on s’efforcera de comprendre et d’utiliser au mieux la technologie occidentale.

En janvier 1934 a lieu le 17ème Congrès du Parti. Officiellement, il est considéré comme une réussite. Officieusement, ce serait plutôt l’inverse. On va même jusqu’à demander la démission de Staline et son remplacement par Sergueï Kirov, chef du Parti à Leningrad et membre depuis 1926 du Politburo. Kirov fait partie, comme Molotov ou Mikoïan, des hommes de Staline mais il désapprouve la politique paysanne assassine. Finalement, le Congrès maintient sa confiance en Staline et Kirov entre alors dans le jeu comme un contrepoids.

Le 17ème Congrès n’est pas sans surprises. Il y a un rééquilibrage entre industries d’équipement et industries de consommation au profit de ces dernières. On réduit la dékoulakisation avec, comme conséquence, une progressive libération des camps en mai 1934. On veut aussi réformer certains organes, notamment le Sergueï qui est dissout le 10 juillet et remplacé par le NKVD dont Trotski devient le chef. Ce 17ème Congrès est aussi le prémisse d’une nouvelle constitution adoptée le 5 décembre 1936 qui consacre l’ordre socialiste avec le Parti comme noyau dirigeant mais aussi Staline comme Guide et grand ordonnateur de l’économie soviétique.

Le 1er décembre 1934, Kirov est assassiné et Staline trouve là un bon prétexte pour recommencer de nouvelles purges et asseoir ainsi son pouvoir sous le couvert de la découverte d’une "machination menaçant l’Union Soviétique" dirigée par Trotskistes et Boukhariniens. Après un an de "préparatifs", la valse des procès peut commencer (10). En décembre 1936, le premier procès dit "des Seize" a lieu. Zinoviev, Kamenev sont envoyés au peloton d’exécution. Tomski, accusé par l’un des Seize, se donne la mort. En janvier 1937 a lieu le procès des Dix-Sept qui envoie, entre autres, Radek et Sokolnikov à la mort. Le 12 juin 1937, ce sont de hauts dignitaires de l’Armée qui subissent le même sort. Enfin, en mars 1938 s’ouvre le procès des Vingt et Un. On y retrouve Boukharine, Rykhov, Krestinski et Trotski, le propre patron du NKVD remplacé par Iejov, surnommé "Le Gnome", à cause de sa petite taille.

Iejov va faire preuve d’un zèle remarquable. La "Iejovade" de 1937 à 1938 fera une véritable razzia parmi les cadres du Parti. Ce sera une véritable épuration de tous les grands cadres des centres importants comme Moscou, Leningrad, Smolensk. Elle s’étend même aux Républiques. La plupart des membres des partis locaux sont exécutés ou envoyés dans les camps de Sibérie. Ces purges touchent tous les aspects de la société soviétique. Intellectuels, artistes, économistes, dirigeants d’entreprises d’état et militaires sont également les cibles de Iejov (11).

En 1939, lors du 18ème Congrès, Staline fera d’abord un Mea Culpa sur les répressions mais on sentira que la vieille garde, Malenkov, Molotov voire Béria, ne sont plus là que parce que le Maître le veut bien. Staline fera également mention du 3ème Plan quinquennal qui a débuté l’année précédente. Il profitera aussi de ce Congrès pour placer deux nouveaux pions : Andreï Jdanov et Nikita Khrouchtchev. Mais, hors ce Congrès, c’est la situation européenne qui préoccupe Staline. Les rumeurs de guerre vont en s’amplifiant.

L’Anschluss de l’Autriche par Hitler, l’installation d’un Protectorat de Bohème Moravie sont autant d’éléments qui annoncent l’avènement d’une nouvelle boucherie en Europe. La paix de Munich, signée par Daladier, Chamberlain et Hitler n’est finalement qu’un cautionnement des volontés expansionnistes du Führer. Face aux événements, Staline a deux options : attaquer Hitler en vertu du pacte franco-russe de 1935 ou alors, conclure un pacte de non-agression avec lui. Finalement, Staline accepte la deuxième solution. Le 23 août 1939, Molotov et Von Ribbentrop signent le pacte germano-soviétique qui laisse aux allemands les mains libres en Pologne en échange d’une partie des territoires polonais et des états baltes.

Le 1er septembre 1939, Hitler envahit la Pologne. La France et la Grande-Bretagne répliquent aussitôt en déclarant la guerre à l’Allemagne. C’est le début de l’hécatombe. Le 17 septembre, les Russes entrent en Pologne et font le ménage (massacre de Katyn, déportation de plus de deux millions de personnes).

Staline n’est pourtant pas dupe. Tôt ou tard, il sait que la guerre sera totale avec Hitler. Il lui faut gagner du temps et il installe directement une économie de guerre (12). Bien que prévenu par le maître espion Richard Sorge en poste à Tokyo qu’Hitler envahirait l’URSS le 22 juin 1941, Staline ne réussit pas à doter son armée de tout le matériel nécessaire. La percée allemande est fulgurante mais, comme dans chacune des tentatives d’une armée étrangère de conquérir le territoire russe, l’Armée Rouge, bien que sous-équipée, ne se laisse pas faire. Pratiquant durant sa retraite la technique de la terre brûlée, elle se replie pour protéger Moscou.

Le 5 décembre 1941, l’Armée Rouge, sous les ordres du Général Joukov, repousse les Allemands à une petite centaine de kilomètres de Moscou. Il faut aussi ajouter que la tâche des soviétiques est grandement facilitée par la décision d’Hitler de faire dévier une partie de son armée vers les champs pétrolifères du sud de la Russie. Dès l’arrêt de l’avancée allemande, la tâche de l’Armée Rouge sera ainsi la reconquête du territoire national avec des épisodes marquants, comme la bataille de Stalingrad (1942-1943), la reconquête de la Pologne jusqu’en avril 1945 où les Russes entrent à Moscou.

Au point de vue international, la situation de guerre a été favorable à Staline. Il faut dire qu’il a été très aidé par les Alliés, notamment les Américains avec la fourniture de matériel dans le cadre de la loi prêt-bail. Au plan politique, la situation du Camarade Staline est devenue, au fil du temps et des victoires de l’Armée Rouge, très favorable. L’accord de la Conférence de Yalta le 4 février 1945 qui consacre le partage de l’Europe en zone d’influence et sa confirmation en juillet 1945 par la Conférence de Postdam où Staline piège littéralement Churchill, démis en pleine conférence par la perte des élections, et Harry Truman qui a succédé au Président Roosevelt.

Au plan interne, la guerre fut laborieuse. 20 millions de morts, 1.700 villes et 670.000 villages détruits, une économie en ruine (que le 4ème Plan quinquennal tentera de relancer en 1946), tel est le bilan russe. Plus encore, la guerre fera près de 3 millions de victimes supplémentaires directement après le conflit, lorsque Staline décidera de punir les traîtres et les combattants engagés dans l’armée allemande. Il en sera de même pour les paysans à qui Staline reproche le manque d’efforts et la faiblesse alimentaire de l’URSS. Les répressions, doublées d’une réforme monétaire du Ministre des Finances Zverev le 14 décembre 1947 (le rouble perd 9/10 de sa valeur), affaibliront considérablement les paysans.

Les années de l’immédiate après-guerre seront pour Staline des années de consolidation de la mainmise de l’URSS sur l’Europe centrale et orientale. Baltes et Biélorusses redeviennent soviétiques. En Pologne, Staline aide Boleslaw Bierut, communiste, à prendre le pouvoir. En Yougoslavie, il y a Jozip Broz dit "Tito", communiste. A Prague, les troupes russes aident les communistes à prendre le pouvoir dès 1948. En Roumanie, Bulgarie et Hongrie, des gouvernements communistes sont au pouvoir. On sent l’avènement de deux blocs et leur maintien dans un état de statu quo par la guerre froide, à coup de traités militaires (OTAN, OTASE, puis du Pacte de Varsovie le 14 mai 1955) et économiques (OCDE et COMECON), par l’explosion de la première bombe atomique soviétique le 29 août 1949, le blocus berlinois en juin 1948, la guerre de Corée en 1950 et le traité Chine-URSS de la même année.

Au plan interne, la consolidation joue également. Staline, avec l’aide de Lavrenti Béria, organise de nouvelles purges afin de consolider son pouvoir et sa mainmise sur l’ensemble du système soviétique (13). Les têtes tombent. Il en va de même dans les pays mis sous contrôle. Même le Maréchal Joukov, héros de l’Union Soviétique, n’y échappe pas. Staline, devenu paranoïaque, s’en prend aux juifs qu’il accuse de comploter contre lui et qu’il fait juger au cours de grands procès fin 1951, début 1952. Il en arrive même à soupçonner Molotov et Mikoïan. Même Béria n’échappe pas à la menace. En 1953, Staline dénonce le "complot des blouses blanches" où il fait enfermer ses médecins car il les soupçonne, sous couvert de la médecine, de lui supprimer le pouvoir.

Heureusement pour l’URSS, le 5 mars 1953, une ère s’achève comme le dira le Président des Etats-Unis, Dwight Eisenhower. Staline meurt. Tous ceux que Staline n’avait pas éliminés respirent.

Daniel VANDEWALLE

NOTES

[1] Georges Sokolovski, op.cit. pp.340-343. Cfr aussi Jean-Claude Favez, op cit., pp. 167-168. Sur Staline et cette période, voir aussi Edward Acton, op cit., pp. 210-272. Retour au texte

[2] Il n’a en effet pas tort. 15 ans plus tard, ce sera la seconde guerre mondiale. Retour au texte

[3] Georges Sokolovski, op.cit. pp.350-351. Retour au texte

[4] Jean-Claude Favez, op cit., p. 169. Retour au texte

[5] Georges Sokolovski, op.cit. pp.359-362. Retour au texte

[6] Robert Conquest a estimé le nombre des victimes de la collectivisation à quelques 15 millions de morts. Voir Robert Conquest, The Harvest of sorrow, Oxford, 1986. Voir aussi Nicolas Werth, La vie quotidienne des paysans russes de la révolution à la collectivisation (1917-1939), Hachette, Paris, 1984. Retour au texte

[7] Jean-Claude favez, op. cit, p. 170. Retour au texte

[8] Jean-Claude Faveze, op cit., p. 171-174. Retour au texte

[9] Georges Sokolovski, op.cit. p.392. Voir aussi Hélène Carrère d’Encausse, Staline, l’ordre par la terreur, Paris, Flammarion, 1979. Voir également "Kollectvizacia, kak eto bylo" (la collectivisation, ce que cela a été), Pravda, 26 août et 16 septembre 1988. Retour au texte

[10] Jean-Claude Favez, op cit., pp. 174-176. Retour au texte

[11] Georges Sokolovski, op.cit. pp.415 à 419. Retour au texte

[12] Jean-Claude Favez, op cit., pp. 178-180. Retour au texte

[13] Marc Ferro, op cit., pp. 99-103. Retour au texte

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